Créée à partir du décret du 8 septembre 2004, l’Unité de lutte contre la corruption est un organisme à caractère administratif qui a pour mission, selon l’article 2 dudit décret, de travailler pour combattre la corruption et ses manifestations dans l’administration publique.
Ce 15 septembre 2026 ramenait le vingt-deuxième anniversaire de création de l’Unité de lutte contre la corruption. Pour l’occasion, plusieurs activités ont été réalisées dans la Capitale comme dans le département du Sud où s’est déconcentrée l’institution. « ULCC, vingt-deux (22) ans d’engagement au service de l’intégrité publique : bilan, héritage et perspectives », tel a été le thème retenu pour cette célébration.
Dans le département du Sud, une messe solennelle a été célébrée à la paroisse St-Michel de Charpentier où plusieurs responsables d’institutions publiques y ont participé. Ensuite, une causerie autour de la mission et des objectifs de l’institution, s’était tenue au bureau départemental du Sud (BDS) de l’ULCC, à Bergeaud.
À la lumière de ses interventions, le responsable du BDS a plaidé pour le renforcement de la lutte contre la corruption et a fait appel à l’engagement collectif.
« Nous ne devons pas abandonner la lutte, au contraire plus les institutions sont fragilisées, plus la transparence, la reddition de compte, l’intégrité et la bonne gouvernance deviennent indispensables », a fait croire maître Jean Claude Leger.
Par ailleurs, le responsable a souligné que ces vingt-deux années depuis que l’organisme est créé représente beaucoup d’efforts et de sacrifices de la part des agents de l’ULCC qui font flèche de tout bois, en dépit des difficultés et des limites, pour mener à bien leur mission.
D’après lui, « c’est 22 ans depuis que les agents ne cessent de montrer que la corruption constitue un handicap pour la gouvernance, le développement et la justice sociale dans ce pays (Jean Claude Léger) ».
Dans l’intervalle, l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) a aussi développé des mécanismes de prévention de la corruption, de sensibilisation et des mécanismes de contrôle et de déclaration de patrimoines afin d’évaluer les biens des autorités ou des fonctionnaires, a déclaré Jean Claude Léger. Toutefois, l’agent a soutenu que l’organisme, à travers ses nombreuses démarches, a encouragé durant ce parcours, aux citoyens de réclamer davantage de transparence dans l’administration publique.
« L’Unité a également encourage à la société civile d’exiger des redditions de compte ; aux médias de surveiller les actions publiques », a ajouté le responsable du BDS qui ne cessait de rappeler que la corruption ne disparaitra pas seulement avec la tenue des activités.
Ainsi dire, elle (la corruption) sera reculée lorsque l’intégrité deviendra progressivement une véritable norme de comportement, lorsque l’agent public comprendra que servir l’État signifie avant tout servir l’intérêt général, lorsque le citoyen saura qu’il a le droit d’exiger des comptes dans les institutions, lorsque le secteur privé comprendra que sa réussite ne doit pas dépendre des pratiques déloyales, lorsque les jeunes considèreront l’intégrité comme une valeur essentielle de leur avenir, lorsque les institutions seront suffisamment fortes pour appliquer les règles avec équité, constance, transparence et impartialité, selon l’agent enquêteur.
En célébrant les 22 ans de l’ULCC, les membres du Bureau départemental du Sud ont voulu réaffirmer leur engagement envers la transparence, l’intégrité, la bonne gouvernance pour un État plus fort au service de toute sa population.
