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Le professeur Bernard Brousseau s’est éteint. Avec sa disparition, Haïti perd l’un de ses fils les plus authentiques, un éducateur d’exception et un serviteur dévoué de la nation.

Normalien supérieur et professeur de mathématiques durant plus d’une quarantaine d’années, Bernard Brousseau a consacré sa vie à la formation de la jeunesse haïtienne avec rigueur, passion et patriotisme.

Un homme dévoué pour la cause de l’éducation en Haïti.

Comme tant de ses collègues, il aurait pu choisir l’exil vers l’Amérique du Nord ou l’Europe afin d’y poursuivre une carrière plus stable et plus confortable. Pourtant, il avait fait le choix de rester au pays, convaincu que l’éducation demeure la clé fondamentale du changement social, politique et humain en Haïti.

Il y a deux semaines, il avait été grièvement blessé par trois projectiles lors des affrontements opposant des bandes criminelles en Plaine. Malgré une intervention chirurgicale et les efforts des médecins pour le sauver, le professeur Brousseau n’a malheureusement pas survécu.

Il est décédé ce mercredi 20 mai 2026, laissant derrière lui une immense douleur au sein de la communauté éducative, notamment à l’INAGHEI et au Lycée Daniel Fignolé, où il a marqué des générations d’élèves et d’étudiants.

Le décès du professeur Bernard Brousseau constitue une perte monumentale pour le pays, particulièrement pour le système éducatif haïtien. À une époque où l’enseignement des mathématiques traverse déjà une crise profonde, aggravée par le départ massif de nombreux enseignants qualifiés vers l’étranger, la disparition de ce maître respecté crée un vide immense et difficile à combler.

Il est mort mais son nom et ses oruvres resteront vivantes pour des décénies de génération.

Mais au-delà du professeur, c’est aussi un modèle d’engagement, de discipline et de fidélité à la patrie qui s’en va. Bernard Brousseau appartenait à cette génération d’enseignants qui considéraient la transmission du savoir comme une mission sacrée et le métier d’enseignant comme un acte de service national.

Son œuvre demeurera vivante dans l’esprit de tous ceux qu’il a formés, inspirés et guidés. Car certains hommes ne meurent jamais vraiment : ils continuent d’exister à travers les valeurs qu’ils ont transmises et les consciences qu’ils ont éveillées.

Que la terre lui soit légère !

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