Ce gouvernement de la transition !
Ce gouvernement est, en effet, l’émanation de la gouvernance bicéphale déchue d’avril 2024 à février 2026. Il constitue un format monocéphale du pouvoir exécutif, avec un leadership renouvelé incarné par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, dans une logique de continuité de l’action de l’État. Il s’agit d’un gouvernement de replâtrage, sans la moindre évaluation des 21 mois de l’ère CPT/Conille et CPT/Fils-Aimé, au nom du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections de février 2026.
C’est également un gouvernement qui demeure ancré dans les mêmes slogans d’État qu’en 2021 : « Sécurité, bonne gouvernance et élections ». Il semble se chercher quotidiennement, faute d’un véritable leadership en matière de gestion publique, compromettant ainsi tout espoir de rétablissement de l’ordre sociopolitique, pourtant mission première de tout pouvoir de transition. Une transition ne doit pas être un programme de développement ; sa mission se limite essentiellement aux actions visant le rétablissement de la stabilité.
Cette situation est préoccupante et appelle, avant tout, au patriotisme ainsi qu’à l’engagement collectif des groupes organisés de la société civile, du secteur économique et des acteurs politiques autour de la nécessité de redresser la transition. Cela passerait, selon cette vision, par la mise en place d’un pouvoir exécutif bicéphale, avec un président provisoire dont le leadership inspirerait confiance et garantirait une gouvernance équilibrée.
Un exécutif bicéphale serait, selon cette approche, en mesure de développer un véritable leadership en matière de gestion publique, autour du rétablissement de l’autorité de l’État, de la redynamisation des institutions publiques, du renforcement des structures de sécurité, de la modernisation de la diplomatie, de la réforme constitutionnelle, du redressement économique, de la dynamisation du pouvoir judiciaire, du renforcement des actions de l’ONI et du CEP, ainsi que de la redynamisation de la vie sociale. Autant d’actions jugées indispensables à l’organisation d’élections crédibles, afin de mettre fin à cette interminable transition politique en mai 2027, à titre exceptionnel, une fois de plus.
« La Nouvelle Orientation, l’alternative de demain : nous analysons, nous critiquons et nous formulons des recommandations, dans la dynamique d’une opposition constructive et utile, au bénéfice de l’intérêt collectif. »
Jean Michel LAPIN
