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L’arrivée de l’ex-président de la République Jocelerme Privert aux Cayes s’inscrit dans le cadre d’une tournée politique dans le Grand Sud, marquée par une volonté de prendre le pouls d’un territoire confronté depuis plusieurs années à une succession de crises et de catastrophes.

Il est accompagné de Jean Davide Geneste, coordonnateur national du groupement politique Ayiti Transfòme et figure politique particulièrement présente dans le département du Sud, dont le nom circule également parmi les potentiels candidats aux prochaines élections sénatoriales dans le département. L’ingénieur Kénol Mathieu, membre du même groupement politique, participe également à ce déplacement.

À son arrivée, l’ex-président Privert a dressé un constat particulièrement préoccupant de la situation du Sud. Évoquant les conséquences cumulées des catastrophes ayant frappé le département, il a rappelé l’ampleur des pertes économiques, évaluées à près de deux milliards de dollars américains. Au-delà des dommages matériels, cette situation traduit, selon lui, la vulnérabilité structurelle du territoire et la nécessité d’une politique publique fondée sur la reconstruction, la résilience et l’aménagement durable.

L’ancien chef de l’État a également dénoncé le blocage des axes routiers reliant le Sud au département de l’Ouest, une situation qui contribue à l’isolement économique et social du Grand Sud. Il s’est dit particulièrement préoccupé de ne pouvoir rejoindre le Sud par voie terrestre, estimant qu’une telle réalité ne saurait perdurer.

Dans une déclaration à forte portée symbolique, il a ainsi affirmé que cette année devrait être la dernière avant le rétablissement effectif de la circulation sur les routes reliant le Sud au reste du pays. Ce déplacement apparaît donc non seulement comme une démarche politique, mais aussi comme un plaidoyer en faveur du désenclavement territorial et d’une nouvelle conception de l’action publique dans le Grand Sud.

Une initiative louable avec une portée symbolique qui traduit les attentes de la population du Sud d’Haïti du pays en particulier, et pour toute la population haïtienne en quête de changement, de sécurité et de paix durable.

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