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Le Ministère des Affaires sociales et du Travail (MAST) a publié, le 27 mai 2026, un communiqué visant à apporter des clarifications relatives à l’application du salaire minimum dans les entreprises relevant du segment F, notamment les industries d’assemblage et les entreprises manufacturières orientées vers l’exportation.

Cette démarche intervient dans le cadre de l’entrée en vigueur de l’article 5 de l’arrêté fixant les nouveaux montants du salaire minimum à compter du 6 mai 2026.

Mille gourdes pour une journée de huit heures de travail.

Selon les précisions apportées par le ministère, le salaire minimum de référence applicable aux travailleurs du segment F se fixe desormais à mille gourdes (1 000 HTG) pour une journée normale de huit heures de travail. Le MAST souligne que ce montant représente le seuil légal minimum en dessous duquel aucun travailleur de ce segment ne peut être rémunéré pour une journée normale de travail.

Le communiqué rappelle également que le salaire de production est établi à mille trois cents gourdes (1 300 HTG) et concerne spécifiquement les travailleurs rémunérés selon un système de production ou de travail à la pièce. Ce niveau de rémunération est conditionné à l’atteinte d’objectifs de production considérés comme normaux par l’entreprise.

À cet effet, le ministère insiste sur l’obligation pour les entreprises d’établir des objectifs de production raisonnables, réalistes et transparents, tout en affichant clairement les barèmes de salaires, les normes de production ainsi que les modalités de calcul des rémunérations.

Ajustement supplémentaire proportionnel à la production.

Le document précise en outre que les travailleurs rémunérés à la production et atteignant les objectifs fixés doivent pouvoir percevoir au minimum mille trois cents gourdes pour une journée normale de travail. Lorsque les objectifs de production sont dépassés, la rémunération doit être ajustée de manière proportionnelle au niveau de production réalisé.

En revanche, aucun salarié ne peut recevoir une rémunération inférieure au salaire minimum légal de mille gourdes pour huit heures normales de travail.

À travers ce communiqué, le ministère rappelle que l’application du nouvel arrêté ne saurait justifier une diminution des rémunérations ou la remise en question des droits acquis plus favorables dont bénéficient certains travailleurs. Le MAST insiste également sur le maintien des protections prévues par le Code du travail, les règlements internes des entreprises ainsi que les procédures disciplinaires en vigueur, notamment en cas de refus délibéré de travail, d’abandon de poste ou de ralentissement volontaire de la production.

Le dialogue comme outil pour régler les griefs.

Enfin, le Ministère des Affaires sociales et du Travail invite les employeurs, les travailleurs et les organisations syndicales à privilégier le dialogue social et la concertation afin d’éviter toute interprétation erronée susceptible de créer des tensions au sein des entreprises.

L’institution réaffirme sa disponibilité à accompagner les partenaires sociaux dans la bonne application des dispositions légales, tout en appelant les travailleurs à reprendre leurs activités dans un esprit de préservation des emplois, de stabilité économique et de paix sociale.

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