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L’armée ne se reconstruit pas avec des excuses, mais avec de la discipline

Je parle ici avec la franchise que commande la situation.

Dans un moment où la nation cherche à se relever, certains ont choisi de s’émouvoir de la sanction. Moi, je m’émeus de la faute. Car lorsqu’un soldat vole, ce n’est pas un simple écart : c’est une attaque directe contre l’honneur militaire, contre la confiance publique, contre l’effort de reconstruction que nous menons.

On ne rebâtit pas une armée en fermant les yeux.
On ne restaure pas l’autorité en caressant l’indiscipline.
On ne défend pas l’uniforme en protégeant ceux qui le déshonorent.

La dégradation publique de deux soldats reconnus coupables de vol aggravé n’est pas une humiliation.
C’est un avertissement.
C’est un signal.
C’est une ligne rouge tracée clairement : l’uniforme n’est pas un refuge pour les comportements indignes.

La véritable humiliation aurait été le silence.
La véritable lâcheté aurait été de dissimuler la faute.
La véritable trahison aurait été de sacrifier l’institution pour préserver deux individus.

Je salue la décision de l’État-major.
Elle n’est pas seulement juste : elle est nécessaire.
Elle n’est pas seulement disciplinaire : elle est stratégique.
Elle n’est pas seulement punitive : elle est fondatrice.

Car une armée qui tolère ses dérives se détruit.
Une armée qui les affronte se reconstruit.
Et une armée qui se reconstruit peut enfin protéger la nation.

Dans la remobilisation des FAD’H, nous n’avons plus le luxe de l’indulgence.
Nous n’avons plus le temps des demi-mesures.
Nous n’avons plus la place pour les ambiguïtés.

La discipline n’est pas un choix.
C’est une condition de survie institutionnelle.

Dans l’Haïti d’aujourd’hui, où tant de repères se sont effondrés, voir une institution choisie la transparence, la fermeté et l’honneur n’est pas un acte d’humiliation.
C’est un acte de courage.
C’est un acte de redressement.
C’est un acte de souveraineté.

Et en tant que citoyen, en tant que professionnel, en tant que serviteur de la République, en tant qu’ancien employé du Ministère de la Défense et acteur de la remobilisation des FAD’H, j’assume pleinement cette position.

Dr Robert Daniel
Pour la restauration de l’honneur militaire et la remobilisation des FAD’H

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