Cinq ans après le séisme du 14 août 2021, Jean David Geneste appelle à une véritable reconstruction du département du Sud
Cinq ans après le violent séisme du 14 août 2021, le département du Sud demeure marqué par les stigmates de cette catastrophe qui avait profondément bouleversé la vie de milliers de familles haïtiennes. D’une magnitude de 7,2, le tremblement de terre avait causé près de 2 300 morts et provoqué d’importants dégâts matériels dans plusieurs communes du Grand Sud.
Cette catastrophe était survenue dans un contexte déjà particulièrement difficile. Les populations de la région peinaient encore à se relever des conséquences dévastatrices de l’ouragan Matthew, qui avait frappé Haïti en octobre 2016. Cinq ans après le séisme, de nombreux dommages restent visibles dans différents secteurs, tandis que les besoins en infrastructures, en logements, en services sociaux et en activités économiques demeurent considérables.
C’est dans ce contexte que Jean David Geneste, Coordonnateur national du groupement Ayiti Transfòme, lance un appel en faveur d’une accélération du processus de reconstruction du département du Sud. Pour lui, le temps est venu de dépasser les simples discours de compassion et de placer la reconstruction durable du Grand Sud au cœur des priorités nationales.
Jean David Geneste insiste notamment sur la nécessité de reconstruire les infrastructures essentielles, de renforcer les services publics et de créer des conditions favorables à la reprise des activités économiques. Il estime que la reconstruction ne doit pas se limiter à la remise en état des bâtiments endommagés, mais doit également s’inscrire dans une véritable stratégie de développement territorial capable de réduire la vulnérabilité des populations face aux futures catastrophes naturelles.
L’appel du Coordonnateur national d’Ayiti Transfòme intervient alors que les populations du Sud continuent de faire face aux conséquences cumulées des différentes crises et catastrophes qui ont affecté la région au cours de la dernière décennie. Selon cette perspective, reconstruire le Sud constitue non seulement une obligation envers les victimes du séisme, mais également un impératif pour l’avenir économique et social d’Haïti.
Jean David Geneste appelle ainsi les autorités publiques, les acteurs politiques, le secteur privé et les partenaires au développement à conjuguer leurs efforts autour d’une vision commune de reconstruction. Cinq ans après le séisme, soutient-il en substance, le Sud ne peut rester prisonnier des ruines du passé : il doit bénéficier d’un véritable projet de relèvement, de modernisation et de développement durable.
À travers cet appel, le Coordonnateur national d’Ayiti Transfòme entend remettre la question de la reconstruction du Grand Sud au centre du débat public et rappeler que derrière les statistiques du séisme se trouvent des familles, des communautés et toute une région qui attendent encore une réponse durable de l’État et de la société haïtienne.
