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Le vendredi 23 octobre 2026, Michel Joseph Martelly, ancien président au bilan controversé et corrompu, a déposé sa candidature au Conseil électoral provisoire (CEP) sous la bannière de Debloke. Avocats, partisans, sympathisants et démonstration de force ont accompagné cette opération. Malheureusement, ils perdent leur temps et leur énergie. Derrière ce spectacle bruyant, une question demeure. Avec quel bilan prétend-il réclamer les clés d’une République blessée à laquelle il a lui-même contribué ?

HAYTI n’est pas une scène musicale; le Palais national n’est pas une loge privée et la présidence d’HAYTI n’est pas un privilège personnel récupérable au gré des ambitions. Une nation meurtrie n’est pas tenue d’applaudir ceux dont elle attend encore des explications.

Michel Joseph Martelly peut mobiliser tous ses réseaux mafieux, réunir ses soutiens et investir dans sa campagne. Mais aucune démonstration de force ne transforme une ambition personnelle en un mandat populaire. Le bruit de ses partisans et sympathisants vendus, sans aucune conscience, ne remplacent pas le verdict des urnes et le droit de gouverner cette Nation.

PETROCARIBE, LE DOSSIER QUE LES DISCOURS NE PEUVENT ENTERRER

Entre 2008 et 2018, les ressources liées à PetroCaribe ont représenté environ 4,2 milliards de dollars pour HAYTI. Ces sommes devaient contribuer au développement d’un pays privé d’infrastructures suffisantes, de services publics solides et de perspectives pour sa jeunesse.

Pourtant, les rapports de la Cour supérieure des comptes ont relevé des irrégularités, des problèmes contractuels et des défaillances dans plusieurs projets. Michel Joseph Martelly et particulièrement Laurent Salvador Lamothe doivent répondre aux interrogations concernant cette gestion, marquée par le détournement illégal de ses ressources publiques à des fins personnelles.

Le 17 novembre 2022, le Canada a sanctionné Michel Joseph Martelly. Le 20 août 2024, les autorités américaines ont également annoncé des sanctions contre lui, l’accusant notamment de faciliter le trafic de stupéfiants, dont la cocaïne, le blanchiment de revenus illicites et le soutien à des gangs armés en HAYTI.

Pendant ce temps, HAYTI s’enfonce. En avril 2026, le Programme alimentaire mondial estimait à 5,83 millions le nombre d’Haytiens confrontés à une insécurité alimentaire aiguë. Des millions de personnes cherchent de quoi manger, fuient les violences et survivent au milieu d’institutions défaillantes. Voilà le pays réel que les prétendants au pouvoir devraient regarder.

DEBLOKE, OU L’ART DE RÉANIMER LES VIEILLES AMBITIONS

À ceux qui accompagnent et soutiennent Michel Joseph Martelly, une question s’impose. Quel projet vérifiable proposent-ils pour rétablir la sécurité, combattre la corruption, protéger les finances publiques et rendre leur dignité aux citoyens ? Une nouvelle plateforme ne constitue pas une rupture; un cortège n’est pas un programme et une alliance politique n’est pas une garantie de transparence. L’argent d’une campagne ne peut acheter la conscience d’une nation entière.

Depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse, dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 juillet 2021 en sa résidence à Pèlerin 5, la politique haïtienne traverse une épreuve spirituelle, morale et nationale. Les dés sont jetés dans cette bataille historique et spirituelle pour la nouvelle HAYTI, qui est sur le point de voir le jour.

Michel Joseph Martelly peut déployer tout son arsenal, il ne sera plus jamais président d’HAYTI, ni aujourd’hui ni demain. Et ce n’est pas un jeu. La nouvelle HAYTI sera dirigée par des femmes et des hommes visionnaires, intègres, dignes, honorables et engagés dans l’intérêt collectif. Martelly peut poursuivre son ambition, mais il ne possède ni la République ni son avenir.

Il en va de même pour tous ceux et toutes celles qui ont contribué, de 1986 à 2026, aux dérives nationales et espèrent retrouver les sommets de l’État sans rendre de comptes. Le pouvoir n’est pas un refuge pour les ambitions fragiles et épuisées.

HAYTI N’EST PAS UN DÉPOTOIR

Le vendredi 23 octobre, Michel Joseph Martelly a démontré qu’il entendait poursuivre sa conquête politique. Ceka n’efface pas les controverses de PetroCaribe, les sanctions étrangères, et les interrogations sur son bilan. Une candidature ouvre une bataille, mais ne clôt aucun débat.

HAYTI n’a pas besoin de messies autoproclamés et de promesses noyées dans le vacarme. Elle a besoin de justice, de sécurité, de stabilité, d’institutions crédibles et de dirigeants honnêtes capables de rendre des comptes à la Nation.

Les réseaux peuvent s’activer, les plateformes se multiplier et les ambitions s’exprimer. Mais personne ne doit confondre la puissance financière avec le droit de gouverner.

L’histoire ne s’agenouille devant aucun cortège, la conscience nationale ne se négocie pas et la République n’appartient ni à un homme encore moîns à un clan.

L’argent peut financer une candidature, mais ne pourra jamais acheter l’oubli d’un peuple.

Amos CINCIR
Serviteur de l’Empire d’Hayti-Afrique
Ambassadeur du Royaume
24 Octobre 2026

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