L’ancienne ministre Marie Denise Claude a exprimé de vives critiques à l’égard du Pacte de gouvernance et du processus électoral en cours, lors de son intervention à l’émission Invité du jour sur Radio Vision 2000, animée par Marie Lucie Bonhomme.
Selon Marie Denise Claude, « le Pacte est mort ». Elle estime que ce cadre politique a perdu toute crédibilité, notamment parce que les consultations menées récemment n’ont pas inclus les partis politiques dans leur ensemble, mais uniquement des acteurs proches du pouvoir en place.
L’ancienne ministre a également rappelé que le Pacte faisait déjà face à de sérieuses difficultés dès sa signature. Elle affirme y avoir adhéré pour des raisons précises, principalement liées à la nécessité de répondre à la crise sécuritaire et d’organiser des élections crédibles dans le pays.
Cependant, elle déplore l’absence de communication entre le gouvernement et les signataires du Pacte. À ce sujet, elle révèle que plus de trois regroupements signataires ont adressé des correspondances officielles au gouvernement, restées sans réponse.
Abordant la question électorale, Marie Denise Claude a qualifié le décret électoral d’« illégal et inconstitutionnel ». Elle dénonce ce qu’elle considère comme des manœuvres politiques orchestrées par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
Selon elle, plusieurs indices permettent de conclure que ce dernier n’aurait pas la réelle volonté d’organiser des élections transparentes, ou chercherait à se positionner comme candidat dans le cadre d’un scrutin qu’elle juge potentiellement biaisé.
Marie Denise Claude accuse également le chef du gouvernement de vouloir écarter des personnalités crédibles et respectées de la scène politique, sous prétexte qu’elles ne feraient pas partie de son cercle de proches collaborateurs.
Ces déclarations relancent le débat sur la transparence du processus électoral et sur la capacité des autorités de transition à instaurer un climat de confiance indispensable à la tenue d’élections libres, inclusives et démocratiques en Haïti.
